Egon Schiele

Reproductions des oeuvres, peintures et tableaux de Egon Schiele

Egon Schiele est un peintre et un dessinateur autrichien né le 12 juin 1890 à Tulln près de Vienne et mort le 31 octobre 1918 à Vienne.

Schiele a laissé environ trois cents peintures, dix-sept gravures et lithographies, deux gravures sur bois, de nombreuses sculptures et trois milles dessins, aquarelles ou gouaches

La connaissance du corps humain qu'a Egon Schiele est d'autant plus remarquable qu'il ne fait pas disparaître le squelette sous la chair, il le dessine dans la logique de ses mouvements et postures et lui donne ainsi trois dimensions, au lieu que ce soit deux, comme c'est souvent le cas chez d'autres artistes.

Ses portraits et ses nus sont en outre saisis dans des poses insolites, voire caricaturales, Egon Schiele ayant étudié les attitudes de certains déments dans un asile psychiatrique, ainsi que les positions des marionnettes manipulées, ce qui donne cet aspect « désarticulé » propre à certains de ses personnages et à son art.

Le trait marqué, les poses complexes générant une multiplication de lignes obliques, la chair comme tuméfiée des corps, les fonds parfois tourmentés, la provocation de certains nus ont amené à rapprocher Schiele du courant expressionniste qui marque alors les pays germaniques. Néanmoins, le peintre ne recherche pas systématiquement la stridence de la couleur comme le font ses collègues allemands. Au contraire, les figures sont souvent sur un fond blanc, accentuant encore le dépouillement de leur nudité.

C'est ce même dépouillement qui le différencie de Klimt ; ce dernier ayant une "horreur du vide" caractéristique de l'Art nouveau et du Jugendstil des années 1900.L'%u0153uvre de Schiele occupe également une place essentielle dans l'histoire des relations entre art et érotisme. Certains de ses nus prennent des poses explicites : par exemple, le modèle de Vu en rêve (1911) ouvre son sexe face au spectateur. L'artiste a aussi largement traité le thème de la masturbation féminine et masculine dans des %u0153uvres que l'on pourrait qualifier de pornographiques encore aujourd'hui (L'Hostie rouge, Eros ou Autoportrait se masturbant, tous de la même année 1911).Enfin, il faut souligner la part allégorique de l'%u0153uvre de Schiele. Les titres de certains tableaux (Agonie, Résurrection,...) et certains de ses propos abondent dans ce sens. Schiele affirmait le rôle spirituel de l'art, il disait en 1911 que ses %u0153uvres devraient être exposées dans des "édifices semblables à des temples" et avait pour projet en 1917-1918 la construction d'un mausolée que l'on croit dédié aux morts de la Grande Guerre. Le célèbre tableau La Famille (1918) affirme cette part allégorique : Schiele se représente avec femme et enfant alors même qu'il n'est pas encore père (et ne le sera jamais) ; cette %u0153uvre n'est donc pas réaliste : elle se rattache, entre autres, à la tradition de la Sainte famille

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