Raphaël (Raffaello Sanzio d'Urbino)

Reproductions des oeuvres, peintures et tableaux de Raphaël (Raffaello Sanzio d'Urbino)

Raffaello Sanzio, plus connu sous le nom de Raphaël (Raffaello), (né le 6 avril ou le 28 mars 1483 à Urbino %u2014 mort le 6 avril 1520 à Rome) est un peintre et architecte italien de la Renaissance. Il est aussi appelé Raffaello Santi, Raffaello da Urbino, Raffaello Sanzio da Urbino.

Raffaello Sanzio ou Santi, dit Raphaël, peintre italien de la Haute Renaissance, est le fils du peintre Giovanni Santi, peintre et poète officiel de la cour de Frédéric III de Montefeltro, l'un des princes les plus célèbres et protecteur des arts de la Renaissance en Italie. Urbino est alors un foyer artistique réputé à l%u2019aube du XVIe siècle. Ici Raphaël a pu subir, pour la première fois, l'influence de Melozzo da Forlì, que l'on retrouve dans ses %u0153uvres.

Jeunesse et formation

La première, qui va de sa naissance à son départ pour Florence en 1504, est sa période de formation, à Urbino d%u2019abord, où il naît en 1483, puis à Pérouse, où il travaille dans l%u2019atelier du peintre le plus célèbre de l'époque, Pietro Vannucci, plus connu sous le nom du Pérugin.Son père, Giovanni Santi, qui est lui-même peintre et qui jouit à la cour du duc d%u2019Urbino, Frédéric III de Montefeltro, d%u2019une certaine considération, est son premier maître. Celui-ci meurt cependant en 1494, trois ans après son épouse. Raphaël, qui n'a que onze ans, se retrouve orphelin. Après avoir suivi l%u2019enseignement de divers peintres, il quitte sa ville natale et part étudier à Pérouse en Ombrie auprès du Pérugin. Celui-ci en vient cependant à imiter son disciple, de même que celui-ci imite et apprend du maître. Les deux s%u2019entendent très bien et Le Pérugin restera un grand ami de Raphaël. Dès 1500, à dix-sept ans, il commence à s%u2019affirmer comme « magister ». Il n%u2019est ainsi plus disciple d%u2019un autre maître, mais maître lui-même. Cela lui confère le droit d'avoir un atelier, des aides et des élèves. Il peint le retable « le Couronnement du bienheureux Nicolas de Tolentino » pour l'église Sant'Agostino de Città di Castello, un tableau qu'il exécute avec l'aide d'Evangelista da Pian di Meleto, ancien assistant de son père.Son premier chef-d'%u0153uvre peut être daté de l'année 1504 %u2014 Le Mariage de la Vierge %u2014 un tableau qu'il réalise avant de quitter Pérouse, alors qu'il est encore dans l'atelier du Pérugin, en traitant le même sujet que son maître, pour comparer les mérites respectifs de l'un et de l'autre.

À Florence

Âgé de 21 ans, il quitte Pérouse pour Florence. C%u2019est ainsi que débute la deuxième partie de sa vie, la période florentine, qui durera quatre ans.Le 1er octobre 1504, Giovanna Felicita Feltria della Rovere, épouse du duc d'Urbin, adresse à Pier Soderini, gonfalonnier de la République de Florence, une lettre de recommandation pour que Raphaël reçoive à Florence les commandes que son talent mérite.La République florentine vient de rappeler Michel-Ange (1475-1564) et Léonard de Vinci (1452-1519). Raphaël va bénéficier de l%u2019influence de ces deux grands maîtres, qui vont achever sa formation. Léonard de Vinci le reçoit dans son atelier. Il y découvre les chefs-d'%u0153uvre de la Renaissance florentine. Il réalise une série de Vierges et de Madones : la Vierge dans la prairie (1506), La Vierge au chardonneret (1507) la Belle Jardinière (1507) et aussi La Dame à la Licorne. Bien qu%u2019étant devenu un peintre indépendant, il continue d%u2019étudier les méthodes d%u2019autres grands maîtres, tels Léonard de Vinci, Michel-Ange ou encore Fra Bartolomeo.Appelé à Rome par le pape Jules II, il quitte Florence en 1508. C%u2019est ainsi que débute la troisième partie de sa vie, la période romaine.

À Rome

Au Vatican, il est chargé de la décoration des salles du palais de Jules II, que celui-ci projette d%u2019habiter pour ne pas subir la néfaste influence de la puissante famille Borgia.C%u2019est également à cette époque que Raphaël rencontre celle qui sera le grand amour de sa vie. La Fornarina, surnommée ainsi parce qu%u2019elle est la fille d%u2019un boulanger, restera son amante durant toute sa vie. Femme d%u2019une grande beauté, elle est très courtisée, ce qui inquiète Raphaël qui, d%u2019un naturel jaloux, n%u2019hésite pas à interrompre son travail pour la rejoindre.En 1513 le pape meurt. Sous son successeur Léon X %u2014 un Médicis %u2014 Raphaël voit croître ses responsabilités et son influence. En 1514, le pape lui confie le chantier de la basilique Saint-Pierre après la mort de Bramante et les fouilles d%u2019antiquités à Rome. Cette dernière période de sa vie est caractérisée par une intense activité, qui, avec la malaria et les multiples crises de fièvre, aura raison de sa santé déjà fragile. C%u2019est ainsi qu%u2019il meurt à Rome en 1520 à l%u2019âge de 37 ans seulement, après avoir exécuté son chef-d%u2019%u0153uvre absolu, La Transfiguration (1517-1520), résumé de toute son %u0153uvre.En son honneur, sont organisées de fastueuses funérailles. Raphaël repose au Panthéon de Rome.

Succès

Raphaël a longtemps été considéré comme le plus grand peintre qui a jamais existé, et on le tient toujours pour l'artiste en qui la peinture aura trouvé son expression achevée. Ce mythe de Raphaël apparaît du vivant de l'artiste, et sa mort précoce, mettant fin brutalement à une activité marquée par la précocité, lui donne une singulière ampleur.En 1550, lorsqu'il publie ses célèbres Le Vite de' più eccellenti pittori, scultori e architettori, trente ans à peine après la mort prématurée de Raphaël, Giorgio Vasari, dans la biographie qu'il consacre au maître d'Urbino, attribue à la volonté divine la naissance de l'artiste : « On vit clairement dans la personne, non moins excellente que gracieuse, de Raphaël à quel point le Ciel peut parfois se montrer généreux et bienveillant, en mettant %u2013 ou pour mieux dire %u2013 en déposant et accumulant en un seul individu les richesses infinies ou les trésors de ses innombrables grâces, qui sont de rares dons qu'Il ne distribue cependant que de temps à autre, et encore à des personnes différentes. »Son art fait de mesure, de grâce et d'harmonie a profondément influencé la peinture occidentale jusqu'au XIXe siècle.Casanova disait qu'« aucun peintre n'a surpassé Raphaël dans la beauté des figures. » Delacroix affirmait que le simple nom de Raphaël « rappelle à l'esprit tout ce qu'il y a de plus élevé dans la peinture ». De même, Ingres vouait un véritable culte à Raphaël, tant dans son style dominé par un graphisme proche du maître de la Renaissance que d'hommages récurrents à son %u0153uvre.Après trois siècles, la gloire de Raphaël s'estompe avec l'entrée en scène de tendances critiques et artistiques nouvelles, représentées notamment par les préraphaëlites, impressionnistes et les fauves.

Son originalité

Le style de Raphaël se caractérise par une utilisation presque égale du dessin et de la couleur car, contrairement à un grand nombre de peintres, il ne laisse pas l'un dominer l'autre : il est aussi précis dans le trait que dans la répartition des teintes. Cela se doit à sa manière de travailler : imiter les artistes de son époque et ses prédécesseurs en choisissant ce qui pourrait lui être utile.

Ses influences

Il reprend ainsi la douceur des modèles de son maître le Pérugin et innove en y ajoutant un modelé des corps plus proche de celui de Michel-Ange. Raphaël utilise parfois le sfumato, inventé par Léonard de Vinci (technique qui estompe les contours) et presque exclusivement dans les toiles de sa période florentine (entre 1504 et 1508).

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